Les premiers pas de Sébastien Chabal avec le Racing-Métro ont confirmé son statut de phénomène du rugby français. Il lui faudra faire avec.
Sébastien Chabal est donc de retour en France. Après cinq saisons en Angleterre, le phénomène du rugby tricolore a rejoint sa nouvelle équipe du Racing-Métro en stage à Aix-en-Provence ce week-end. Et ses premiers pas avec les Ciel et blanc ont provoqué sans surprise une belle agitation dans une ville peu réputée pour son amour du ballon ovale. Mais Chabal est une icône, et plus de 1000 personnes, plus une flopée de journalistes, avaient fait le déplacement pour voir l'un de ses premiers entraînements après son retour de vacances. Les autres clubs du Top 14, même les références, n'ont pas eu les mêmes honneurs. Le Racing-Métro va donc devoir apprendre à gérer l'immense popularité de sa nouvelle recrue, et le joueur va, lui, devoir faire avec l'attente du public français, alors qu'il était plutôt tranquille en Angleterre. Mais Chabal ne s'en soucie guère, comme il le confie dans les colonnes du journal L'Equipe publié mercredi. La foule à Aix ? «Les choses vont se mettre en place petit à petit. Il y a eu un peu de confusion, mais je suis habitué à ça depuis longtemps.» Et l'ancien Berjallien rappelle que c'est surtout le côté sportif qui l'intéresse : «Ce qui est important ce n'est pas ça, c'est l'objectif sportif. C'est pour ça que je suis rentré en France.»Placide, comme souvent, Chabal veut encore se détacher d'un phénomène qui le dépasse : «Ca ne m'a pas perturbé et ça ne me perturbera pas. Je mène une vie simple, je passe mon temps avec ma femme et mes enfants. J'ai passé neuf semaines en France cet été, je n'ai eu aucun souci.» Sauf que maintenant, Chabal ne pourra plus se cacher.